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Le Golem est un méchant Il s'avance pesamment Durant ses vacances au bord de la mer Avec l'espoir désespéré que tout ira pour le mieux Partagé entre la répugnance et la curiosité Son il écarte les enfants joueurs Son cur saute dans la bourriche Quand il sera puissant à Paris Il entend qu'on l'invite chez le pauvre Comme dans la salle d'attente d'une gare Dont le feu s'est éteint et la lampe Il est près de minuit et l'on n'entend rien À part le son grave de l'herbage qui rompt le silence L'huile grésillante des rosées Le Golem veut Ghislaine la jeune propriétaire Plus que le cerf n'a souhaité la biche Livide Ghislaine dont tant l'enchantent Les pâles couleurs et la jambe forte Elle est toujours vêtue de frais Elle a son portrait sur sa porte Il y a quelque chose d'attirant chez les filles Leur beauté Si le Golem est marqué du signe de l'infini dit-il À la jointure des deux premières phalanges Au majeur de la main droite C'est qu'il s'est brûlé avec la cafetière À l'aurore en passant le café Et non pas dans le meilleur d'elle-même Avec la tenancière d'un débit Les portes s'enclenchent machinalement Pour s'ouvrir ou se fermer sur le soir ou le matin Dans une musique de tambours À Balleroy derrière les feuillus Dans le bassin lorrain vers Leursang Les trains ne passent plus depuis hier Tout le monde attend La nuit est un oiseau dans le mur noir C'est le Romantisme On a dit à la princesse Non pas qu'elle a de jolie fesses Ni qu'il faut écouter la messe Mais qu'elle est marquée du signe de l'infini Qu'elle est marquée et lui aussi Le Golem Ce vieil homme qui fait pitié Louis Scutenaire |