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Moi j'aime les vaches parce qu'elles sont subtiles. Moi j'aime les papillons parce qu'ils sont bêtes. Les papillons adorent les lampes les fleurettes et les fumiers. Ils touchent de leurs antennes les étoiles les plus lointaines par simple distraction. Ils cherchent en dansant à imiter les beaux voiliers sanglants ou bleus des mers intelligentes. Au long des fils les vaches écoutent les dépêches, elles étudient le va-et-vient des hommes sur la route et ne concluent jamais. Pleines de bonté pour les mouches elles remâchent le gazon pour mieux connaître l'infini et regardent passer dans le ciel les cow-boys qu'elles ont tués. André Dhôtel, la Vie passagère. Phébus. |